Francis, l’âme prisonnière – Jean-Paul Tessier
Francis, l’âme prisonnière
Trois mois après la mort de François, son fils naissait. Je l’ai appelé Francis, du nom d’un autre de mes étudiants qui s’est suicidé à cette époque. J’ai écrit son histoire de son fils victime de son grand-père qui avait forcé François à coucher avec le femme lubrique du voisin. Et victime de cette femme mariée qui exigeait que Francis continue de coucher avec elle et travaille gratuitement sur sa ferme.
Tout ce que je viens d’écrire n’est pas le fruit de mon imagination, mais le reflet de la stricte réalité vécue par François et par moi.
Ensuite, je me suis inspiré des nombreuses expériences racontées par des ados qui m’ont souvent consulté et confié leurs secrets d’êtres déchirés par des pseudo parents, par les préjugés, la drogue, la violence et le suicide. En particulier, s’y trouvent décrits de larges pans de vie de deux personnes encore vivantes aujourd’hui. Leurs cicatrices sont toujours visibles.
La narcomanie et le suicide sont les deux lèvres d’une même plaie. Serons-nous coup de poing ou point de suture ?

/images/blog-auteur3.jpg)
/images/blog-auteur2.jpg)